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Le Pont de la Rivière Kwai

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les avis de Cinemasie

4 critiques: 4.38/5

vos avis

14 critiques: 3.82/5



drélium 4.5 Du vrai grand cinéma divertissant dans ce qu'il a de plus noble. Un bijou.
Ordell Robbie 4.5 Un classique, tout simplement.
Ghost Dog 4.25 Un classique!
MLF 4.25
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Un classique!

C'est plus précisément à 2 guerres que nous assistons pendant ces 160 minutes: la première heure symbolise une guerre psychologique et culturelle qui est de loin la plus intéressante. Le colonel japonais Saito, qui dirige le camp de travail chargé de la construction d'un pont au-dessus de la rivière Kwai, va se prendre une leçon de management, de dignité et de flegme de la part de son homologue britannique, le colonel Nicholson. Ce dernier refuse en effet, en s'appuyant sur la convention de Genève, que ses officiers et lui-même soient affectés à des tâches manuelles comme de simples soldats. Saito, lui, n'a que faire de cette convention qu'il n'a pas ratifiée et tente de mettre au pas Nicholson par la force. Ainsi, ce descendant direct de samourais, icones nationales de son pays, propose à ses prisonniers un code de l'honneur lâche et bien décevant de sa part, ne respectant pas son adversaire et l'astreignant au travail par le chantage et la torture. Au contraire, le colonel britannique ne démord pas de ses positions et, puisque ses hommes font trainer l'avancée des travaux depuis un mois, Saito cède finalement à ses revendications et voit s'abattre sur lui toute la honte du monde.

La deuxième phase du film est une guerre que l'on pourrait qualifier de stratégique. Le colonel Nicholson se voyant octroyer la diection des travaux, va se faire une fierté de construire un pont solide et bien conçu comme un bon serviteur de sa majesté, partant du principe que la guerre finira bien un jour et que ce pont se révèlera utile aux autochtones qui célèbreront le courage de ses bâtisseurs anglais. Mais par ce choix, il n'a pas conscience d'être en même temps un serviteur zélé de l'oppresseur nippon, agissant même aux yeux de l'Occident comme un traitre. Ainsi, on voit se mener parallèlement à la construction du pont une opération consistant à... le détruire! Le soldat US Shears est à la tête de ce commando; réussira-t-il à faire sauter ce si beau pont élaboré par ses alliés?

David Lean (réalisateur de Lawrence d'Arabie) avait sous sa botte une superbe histoire qui mêlait sentiments très forts (honneur, fierté, courage, dignité même sous la torture) et héroïsme à toute épreuve. Il en a tiré un grand film, passionnant de bout en bout, et dont le dénouement est si grotesque qu'il en devient tragique. Côté mise en scène, c'est du grand art; la narration se déroule implacablement tandis que les cadrages impeccables illuminent des scènes déjà brillantes (cf. l'envol de chauves-souris). L'affrontement entre le colonel Saito et le colonel Nicholson est un des meilleurs passages du film, et n'est pas sans rappeler un affrontement similaire dans des conditions similaires entre Sakamoto et Bowie dans Furyo. Bref, Le Pont de la Rivière Kwai est un monument incontournable du Septième Art qui n'a pas pris une ride!



16 août 2001
par Ghost Dog


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